« J’ai trouvé à l’ICOF exactement les réponses dont j’avais besoin » : Paul Chavrier, du bac STMG à l’entrepreneuriat

Le 15 octobre 2026, l’ICOF fête ses 110 ans. Parmi celles et ceux qui ont fait son histoire, Paul Chavrier, qui a obtenu son bac STMG en 2014 dans notre établissement. Diplômé de l’EDHEC puis de l’emlyon, il a créé sa propre entreprise, qu’il vient de revendre après huit ans d’activité. Il revient sur ce choix d’orientation qui a tout changé pour lui.

Un projet d’entrepreneur depuis l’adolescence

Paul a su très tôt ce qu’il voulait faire. « J’avais envie de créer ma boîte depuis l’adolescence. » Au lycée, il commence par une première S, mais il se rend vite compte que cette voie ne lui correspond pas. Avec ses parents, il fait alors le choix de rejoindre l’ICOF en filière STMG. Il y découvre une autre manière d’apprendre. « J’ai compris que j’étais quelqu’un de pratique, pas de théorique. C’est exactement ce que l’ICOF m’a permis de découvrir, et j’ai alors pris confiance en moi. »

Le choix de l’établissement n’a rien d’un hasard. « C’était l’un des seuls lycées de Lyon qui proposait déjà toutes les spécialités en classe de Terminale, après le tronc commun de Première. J’ai choisi la spécialité Mercatique, qui correspondait à mes envies de concret. »

STMG : c’en est fini des préjugés

Dans son lycée précédent, la voie générale dominait. La série STMG y avait mauvaise réputation : on l’imaginait réservée aux élèves en difficulté, et ceux qui la suivaient en portaient l’étiquette. À l’ICOF, la situation est toute autre. Tous les lycéens sont en STMG, et la filière y est un choix assumé, par l’établissement, les élèves, et leurs familles. « Fini les préjugés », résume-t-il, « tous les élèves étaient en STMG, et on avançait tous ensemble ».

Il apprécie aussi l’organisation du parcours. En première, les élèves suivent toutes les spécialités avant de choisir en terminale celle qui leur convient le mieux.

Des matières qui parlent de la vraie vie

Dès la première, il découvre des matières nouvelles : comptabilité, marketing, droit. Ce qui le marque, c’est leur lien direct avec son projet. « Apprendre à monter une entreprise, faire son business plan, bâtir des offres, faire du marketing, ça correspond à la vraie vie. Et à ce que j’avais envie de faire. »

Les résultats suivent. Il termine son parcours avec 15 de moyenne. « J’ai trouvé du sens dans ce que j’apprenais, alors forcément les notes ont suivi. En ce sens, j’ai trouvé à l’ICOF exactement les réponses dont j’avais besoin. »

Un tremplin vers les grandes écoles

« L’ICOF a été un tremplin, un nouveau départ. Ma mère a pu souffler une bonne fois pour toutes », raconte-t-il en souriant. Ses deux années au lycée lui ouvrent les portes de l’EDHEC, où il intègre le programme BBA. « Mes deux années à l’ICOF étaient très bonnes, c’est ce qui m’a permis d’y entrer sur la base du bon dossier que j’avais. »

Une fois en école de commerce, il mesure l’avance qu’il a prise. « À l’ICOF en Première puis en Terminale STMG, j’ai appris en fait le contenu de la première et de la deuxième année d’école de commerce. C’était une vraie différence avec les élèves issus de la filière générale. » Les bases acquises au lycée lui permettent d’aborder ce cursus avec beaucoup d’aisance. « Je me baladais ! » nous dit-il. Il poursuit ensuite avec un mastère spécialisé Entreprendre à l’emlyon, pour se donner les moyens de réaliser son projet.

Huit ans d’entreprise, et une cession

Le projet d’adolescent devient réalité avec la création d’INVISTY, une société spécialisée dans l’investissement locatif clé en main. « Pendant huit ans, j’ai développé l’entreprise, et viens juste de la revendre à un concurrent, pour me lancer dans un nouveau projet. Et c’est à l’ICOF que j’ai commencé à acquérir les compétences qui ont fait le succès de cette entreprise. »

Trouver du sens et sa voie à l’ICOF

Le parcours de Paul Chavrier illustre ce que l’enseignement technologique peut apporter. Loin de la voie par défaut autrefois décriée, il s’agit bien d’une manière d’apprendre en prise avec le réel, qui donne du sens aux savoirs et ouvre des perspectives ambitieuses. Pour certains élèves, comprendre à quoi sert ce qu’on apprend change tout.

À l’occasion de ses 110 ans, l’ICOF remercie Paul pour son témoignage, qui reflète notre raison d’être et notre approche : aider chaque élève à identifier ce qui lui correspond, puis lui donner les moyens d’aller au bout de son projet.