Le 15 octobre, l’ICOF fête ses 110 ans. Pour l’occasion, nous donnons la parole à celles et ceux qui ont fait son histoire. Sébastien Mazet a obtenu son bac en 1995. Il est aujourd’hui architecte et dirige son propre cabinet depuis douze ans. Il est aussi le père de deux garçons, passés également par l’ICOF. Une histoire de famille !
Un élève « pas scolaire du tout »
« Mes années ICOF, ça date ! » s’amuse-t-il. Sébastien garde pourtant un souvenir précis de ses années de lycée. « Je n’étais pas scolaire du tout. J’avais redoublé dans mon établissement précédent. En fin de seconde, on m’a conseillé de m’orienter vers la filière STT (l’époque, STMG aujourd’hui), parce que ça correspondait à ce que j’étais prêt à faire. »
Après une scolarité en primaire et au collège à Sainte-Ursule et Saint-Marc, tout près de là, il fait sa rentrée à l’ICOF en première. Très clairement, Sébastien n’arrive pas avec une vocation pour la gestion, son projet est ailleurs. « Très tôt, j’ai voulu devenir architecte. À l’époque, il suffisait d’avoir un Bac, peu importe la série, pour entrer à l’école d’architecture de Saint-Étienne. L’important pour moi, c’était d’obtenir ce Bac, pour ensuite faire ce qui me plaisait. »
Des matières qui parlent de la vraie vie
Ce qui devait être une étape devient une bonne surprise. « C’était un établissement sympa, avec des profs impliqués. J’ai découvert des cours d’économie, de droit, des matières toutes neuves, que je ne soupçonnais même pas. »
Pour l’élève qui décrochait face aux enseignements trop abstraits, le changement est net. « Les matières étaient nouvelles, et surtout elles avaient plus de sens. C’était moins théorique : on était dans la vraie vie, avec des sujets réels, qui aident à se projeter dans la vie active. »
Le bac en poche, il entre à l’école d’architecture de Saint-Étienne, comme prévu, pour sept années d’études.
Une rigueur qui sert encore aujourd’hui
Près de trente ans plus tard, Sébastien Mazet est à la tête de son propre cabinet, 2:am Architecture à Vourles. Ce qu’il a appris à l’ICOF ne l’a pas quitté. « La rigueur qu’on m’a enseignée, je la retrouve dans plusieurs de mes tâches, comme la comptabilité. Quand vous gérez un cabinet d’architecte, vous dessinez des bâtiments bien sûr, mais à côté de cela il faut aussi tenir des comptes, suivre des dossiers, mettre en place et suivre des process. En ce sens l’ICOF m’a appris à définir un cadre, et à le respecter. »
Deux fils à l’ICOF, dans les pas de leur père
La meilleure preuve de son attachement, c’est sans doute un choix de père. « J’ai inscrit mes deux garçons à l’ICOF, parce que je sais qu’ils seront en de bonnes mains. Je sais que l’établissement est bienveillant. »
Le cadet est aujourd’hui en terminale STMG. L’aîné poursuit des études de management de l’hôtellerie à l’Institut Vatel, après avoir obtenu son Bac en 2023. « Deux sur deux : 100 % », sourit-il.
Ce qui le rassure en tant que parent, c’est la proximité. « Que ce soit le directeur, les professeurs ou les encadrants, tout le monde connaît l’ensemble des élèves. Ils connaissent leurs prénoms. Les jeunes ne sont pas des numéros, ils sont reconnus pour ce qu’ils sont. Les équipes connaissent leurs difficultés et savent s’adapter. Cette proximité fait toute la différence. »
Bienveillance, écoute, autorité
Pour Sébastien, ces trois mots, ensemble, définissent bien l’approche de l’ICOF envers ses élèves. « Il y a des règles à respecter, pour les enfants comme pour les parents. Je me reconnais dans leurs principes. On sait où on met les pieds. »
Il apprécie aussi l’environnement du lycée : « C’est un endroit agréable pour travailler, avec de la verdure et de l’espace pour se promener. » Il souligne un autre atout : lycéens et étudiants post-bac se côtoient sur le même site. « Les lycéens voient de près les étudiants. Ça leur donne des idées de filières pour la suite. »
Un lycée STMG à recommander !
Sébastien a eu plusieurs fois l’occasion de recommander son ancien lycée à des amis parents, à la recherche d’un lycée sérieux, qui assure un suivi de ses élèves « C’est un établissement où l’on est bien accueilli, et où les élèves sont vraiment suivis, avec de bons résultats, que demander de plus ? »
L’élève qui n’aimait pas l’école est devenu architecte, chef d’entreprise et parent d’élèves dans le lycée qui lui a redonné le goût d’apprendre. Pour les 110 ans de l’ICOF, c’est un beau témoignage de ce que l’établissement transmet depuis plus d’un siècle : la conviction que chaque élève mérite d’être connu, écouté et accompagné jusqu’à trouver sa voie.
Merci Sébastien !


