Mini-entreprise : apprendre par la mise en pratique

Depuis de nombreuses années, l’ICOF propose à des lycéens et étudiants de créer une mini-entreprise, dans le but de concevoir et mettre en oeuvre des projets entrepreneuriaux originaux. Ceux-ci intègrent une compétition avec d’autres projets d’établissements de la région, pour aboutir à un Festival des Mini-Entreprises le mardi 12 mai prochain, au Groupama Stadium. Deux projets sont en cours au lycée, un avec les élèves de Seconde, l’autre avec les élèves de Première.

Anaïs PORNET, professeure d’Économie Gestion, encadre et anime cette année notre mini-entreprise des classes de Première, et nous en dévoile le fonctionnement.

 

Bonjour, comment votre mini-entreprise s’est-elle construite ?

Une vingtaine d’élèves ont postulé en début d’année pour ce projet, conséquence des belles réussites des années précédentes, aussi il nous a fallu restreindre la taille du groupe à une douzaine de participants, afin de préserver un travail d’équipe de qualité.
Pour cela, nous avons organisé une séance découverte, pour évaluer leur motivation, et leur avons demandé de rédiger une lettre de motivation manuscrite. Le premier tri s’est effectué sur la base du respect des consignes (lettre manuscrite et non dactylographiée par exemple), et de l’intérêt manifesté au cours des échanges, exactement comme dans le monde professionnel qu’ils côtoieront dans quelques années.

 

Par quelles phases le projet passe-t-il ?

  • Au tout début, le premier challenge consiste à ce que les élèves se découvrent, et apprennent à travailler ensemble, d’autant plus que les 12 participants proviennent de nos 3 différentes classes de Première.
  • Puis il s’agit au départ de trouver une idée originale, qui fait sens auprès de l’équipe, et qui dispose d’un potentiel marché. Les séances de brainstorming collectives ont été à ce titre très riches, plusieurs très bonnes idées ont émergé, ce qui a rendu le choix à la fois compliqué et passionnant !
  • Ensuite les séances s’enchaînent, au rythme de 1h30 par semaine. C’est un vrai travail de fond, sur la durée, avec des points d’avancement cadencés, des validations pour passer aux étapes suivantes, comme dans la vraie vie d’une entreprise.
    Nous avons travaillé successivement sur la marque, le logo, les détails du concept en lui-même, le modèle économique, la fabrication des prototypes, le financement, avec notamment la vente de mini-actions. On est vraiment sur un projet à 360°, dans les conditions du réel, jusqu’à la distribution des éventuels bénéfices, qui seront intégralement reversés à l’Association Docteur Clown.

 

Quelle idée a été retenue finalement ?

Les élèves sont partis sur un jeu de société, permettant d’apprendre le code de la route. Un enjeu qui leur parle, qui les touche, et qui trouve une résonance dans les attentes des jeunes. C’est ce qui nous a séduits dans cette idée : un concept porteur de sens pour ses acteurs, et qui peut trouver un prolongement auprès d’une cible marché.

Quelques séances de travail sortent du cadre du lycée, comme en janvier où la société CEGID nous a ouvert ses portes pour préparer les séances de questions/réponses des jurys d’évaluation, et travailler sur le storyboard de la vidéo que nous finalisons actuellement, un format très ambitieux que nous avons hâte de pouvoir tourner et surtout partager !

 

Les élèves sont toujours aussi motivés depuis le début du projet ?

Oh oui, et bravo à eux pour leur enthousiasme et leur investissement depuis les premiers jours !
Nous faisons aussi en sorte d’amener du neuf régulièrement dans l’animation du groupe.
Un mentor, dirigeant d’entreprise, participe à la plupart des séances. Et nous sommes également accompagnés par l’association Entreprendre Pour Apprendre, qui apporte des tips et toute son expérience pour challenger les élèves, à chaque phase du projet.

L’approche est vraiment intéressante et très structurante pour les élèves qui choisissent de suivre ce programme, qui s’inscrit dans une belle complémentarité avec le stage d’une semaine effectué en entreprise en décembre dernier. Et cet investissement personnel sera également valorisé par les élèves dans leur dossier Parcoursup en Terminale, un point fort bien apprécié dans leur dossier.

Merci Anaïs, on croise les doigts pour le Festival !